Dans un article récent consacré à la couverture du PCBMI en 2025 des personnes vivant dans la pauvreté, j’avais indiqué que je publierais trois autres articles afin de brosser un tableau complet des mesures que l’Agence du revenu du Canada (ARC) met actuellement en œuvre et prévoit de mettre en œuvre pour contribuer à la réduction de la pauvreté.
Voici le premier de ces trois articles. Il passe en revue et évalue trois autres initiatives de l’ARC spécialement conçues pour aider les ménages à faible revenu à produire leur déclaration et à obtenir les prestations auxquelles ils ont droit. Comme ces prestations sont subordonnées à un critère de revenu, leur objectif global est de réduire l’insécurité financière et la pauvreté.
L’article est divisé en trois sections. Chaque initiative fait l’objet d’une section distincte.

La première d’entre elles, l’initiative des lettres sur les prestations destinées aux non-déclarants, a pris fin en 2025. Elle mérite d’être examiné car elle contient des faiblesses qu’on retrouve dans les deux autres initiatives et parce qu’il s’agit de la seule initiative visant à aider les déclarants à faible revenu sur laquelle l’ARC a régulièrement fait rapport au Parlement.

La deuxième, Déclarer simplement, fonctionne sous une forme ou une autre depuis 2018 et a récemment été élargi malgré un taux d’utilisation très faible.

La troisième section porte sur la production automatisée de déclarations de revenus et de prestations, l’initiative de l’ARC dont la plupart des gens ont déjà entendu parler parmi les trois. Annoncée pour la première fois dans le discours du Trône de septembre 2020, cette initiative n’a pas encore vu le jour, mais elle approche à grand pas de la phase de mise en œuvre pour la période des impôts de 2027.
Alors que les résultats de ses initiatives passées et présentes ont été peu convaincants, l’ARC aura-t-elle plus de chance avec cette troisième initiative ? Il y a de bonnes raisons de penser que non. La troisième section s’appuie sur des documents récemment publiés par l’ARC et le Bureau de la directrice parlementaire du budget pour expliquer pourquoi.
Le titre de cet article pose la question de savoir si ces trois initiatives sont plus efficaces que le PCBMI pour aider les ménages à faible revenu à produire leur déclaration de revenus. Les réponses sont « non », « non », et « nous ne le saurons pas avant un certain temps, mais le résultat ne devrait pas être très convaincant et ne correspondra en tout cas pas à l’intention initiale ». Lisez la conclusion pour découvrir pourquoi.
Dans le prochain article de cette série en trois parties, j’examinerai un rapport par le Bureau du vérificateur général du Canada sur la stratégie de développement durable de l’ARC, car ce rapport porte spécifiquement sur les engagements de l’ARC en matière de lutte contre la pauvreté.
