RECRUTEZ VOS BÉNÉVOLES DU PCBMI DÈS MAINTENANT : JANVIER, C’EST TROP TARD

27 octobre 2026

Dessin humoristique d’un homme en complet qui crie dans un mégaphone

Résumé : L’ARC a ouvert l’inscription des bénévoles du PCBMI le 21 octobre et encourage les gens à s’inscrire avant le 11 janvier 2027, mais c’est trop tard pour bien des comptoirs. La confirmation d’une inscription prend 30 jours, alors que la formation commence à la mi-janvier et que les comptoirs ouvrent à la fin de février. Selon les chiffres préliminaires, le PCBMI comptait 18 710 bénévoles en 2026, contre 19 810 en 2025. Les organismes d’accueil devraient donc communiquer avec les bénévoles qui reviennent, tenir des séances d’information à la fin d’octobre et au début de novembre, et recruter au-delà de leurs listes habituelles de clients.

Le 21 octobre, l’Agence du revenu du Canada (ARC) a ouvert les inscriptions pour les nouveaux bénévoles et ceux qui souhaitent renouveler leur engagement au sein du Programme communautaire des bénévoles en matière d’impôt (PCBMI). L’ARC encourage les gens à s’inscrire avant le 11 janvier 2027. Pour de nombreux comptoirs d’impôts, cette date est trop tardive.

Pourquoi cette année est importante

Selon les chiffres préliminaires présentés dans le message de bienvenue que l’ARC a envoyé aux bénévoles qui reviennent en 2027, le PCBMI comptait 18 710 bénévoles pour la saison 2026, contre 19 810 en 2025, soit moins qu’en 2019 et en 2020 (19 240 et 18 970). Le nombre de bénévoles pour 2026 ne devrait pas changer : la plupart d’entre eux travaillent en mars et en avril, et rares sont ceux qui s’inscrivent à une date aussi tardive dans la saison. Le nombre de personnes aidées continuera toutefois d’augmenter, puisque les chiffres ne couvrent probablement que la période allant jusqu’à la fin de septembre environ, mais il dépassait déjà le total de toute l’année 2025. Chaque bénévole aide donc plus de personnes qu’un an plus tôt.

Une analyse antérieure publiée sur ce site a montré que la demande de services du PCBMI dépasse l’offre, et que les progrès réalisés sont dus surtout au fait que chaque bénévole aide plus de personnes, et non à une augmentation importante du nombre de bénévoles. Cette approche a ses limites. Pour combler l’écart, il faut recruter et conserver des bénévoles, d’où l’importance du moment du recrutement.

Pourquoi janvier, c’est trop tard

L’ARC prend 30 jours pour confirmer une inscription, même celle d’un bénévole expérimenté. Une personne qui s’inscrit le 11 janvier ne sera pas approuvée avant la mi-février. À ce moment-là, la plupart des formations sont terminées. Les webinaires de l’ARC commencent habituellement à la mi-janvier. Dans certaines collectivités, un organisme pivot, souvent doté d’un mandat d’autonomisation financière, offre aussi des formations à partir de la mi-janvier aux bénévoles de nombreux autres organismes d’accueil. Les bénévoles doivent être approuvés et prêts à ce moment-là pour y participer. Les comptoirs ouvrent leurs portes durant la dernière semaine de février. Un bénévole approuvé à la mi-février dispose donc de peu de temps pour se familiariser avec le logiciel, s’exercer sur de vraies déclarations et acquérir de l’assurance avant l’arrivée des clients.

La période de 30 jours et les dates d’ouverture des comptoirs sont fixes. Le seul élément que les coordonnateurs peuvent contrôler, c’est le moment où les gens s’inscrivent. Pour que leur inscription soit approuvée et qu’ils soient prêts à suivre la formation en janvier, les bénévoles devraient s’inscrire en novembre ou en décembre. Les bénévoles qui reviennent doivent se réinscrire chaque année et sont donc eux aussi touchés.

Ce qui arrive quand le recrutement commence tard

De nombreux organismes d’accueil, en particulier les plus petits, attendent en espérant que suffisamment de bénévoles se manifesteront. Ils ne recrutent pas activement, et la question n’est souvent soulevée que lorsque la période des impôts approche, au début de la nouvelle année. L’ARC a traditionnellement laissé le recrutement aux organismes d’accueil, et le moment qu’ils choisissent compte donc encore davantage. Comme l’explique un article précédent, le recrutement est souvent improvisé : on prend ceux qu’on peut avoir plutôt que ceux qu’on veut. Un recrutement tardif tend à engendrer des problèmes prévisibles :

  • Les demandes d’inscription arrivent trop tard pour être approuvées à temps, ou ne sont approuvées qu’en mars, alors qu’il n’est plus possible d’organiser une formation pratique.
  • Les problèmes d’admissibilité sont découverts trop tard pour être réglés. Certains candidats n’ont jamais produit leur propre déclaration de revenus, d’autres ont du retard dans leurs déclarations et d’autres encore doivent un solde à l’ARC. Chacun de ces cas peut faire échouer une demande.
  • Certains coordonnateurs de comptoir, constatant qu’ils manquent de bénévoles, peuvent se tourner vers les collèges et universités voisins au cours des dernières semaines avant le début de la période des impôts, pour recruter de nouveaux bénévoles. Or, bon nombre d’étudiants, y compris des étudiants internationaux, n’ont jamais produit leur propre déclaration de revenus canadienne, et ceux qui l’ont fait ont une expérience très limitée, ce qui rend l’apprentissage plus difficile.
  • Lorsqu’il n’y a pas suffisamment de bénévoles, les comptoirs peuvent réduire le nombre de rendez-vous, ce qui aggrave davantage une situation où la demande de la clientèle pour ce service dépasse déjà la capacité offerte par les bénévoles.

Que faire maintenant

Le recrutement est plus efficace lorsqu’il se fait toute l’année. À défaut, il est essentiel de recruter activement à cette période-ci de l’année plutôt que d’attendre la nouvelle année :

  • Communiquez avec les bénévoles de l’an dernier. Demandez-leur s’ils prévoient revenir en 2027 et encouragez-les à s’inscrire dès maintenant.
  • Organisez des séances d’information à la fin d’octobre et au début de novembre. Les personnes intéressées pourront alors s’inscrire auprès de l’ARC en novembre et obtenir leur approbation à temps pour la formation de janvier. (Un exemple de présentation pour une séance d’information est joint en annexe. Vous pouvez l’utiliser ou l’adapter à votre guise.)
  • Allez au-delà des canaux habituels. Un dépliant faisant la promotion du bénévolat au PCBMI, envoyé à la liste de clients existante d’un organisme, atteindra probablement des personnes qui bénéficient déjà des services du comptoir d’impôts de l’organisme. Les retraités, les adultes qui travaillent encore et les autres résidents qui produisent leur propre déclaration et ont du temps à consacrer à cette cause sont plus susceptibles de devenir bénévoles. Les bibliothèques, les bulletins communautaires, les groupes d’aînés, les médias sociaux et même les institutions financières comme les banques peuvent aider à les joindre, grâce à des messages simples mais bien réfléchis.

S’inscrire tôt laisse aussi du temps pour régler les problèmes : un problème d’admissibilité découvert en novembre peut être corrigé, ou un remplaçant peut être trouvé, au lieu d’être découvert en mars.

Pour les personnes qui souhaiteraient devenir bénévoles, l’ARC produit aussi un dépliant pratique qui décrit les différentes étapes à suivre pour devenir bénévole. On peut le consulter ici.

Annexe

La présentation préparée pour une séance d’information, intitulée « Séance d’information sur le PCBMI : ce qu’il faut pour être bénévole du PCBMI », est jointe en annexe à cet article, au cas où elle serait utile aux coordonnateurs qui planifient leurs propres séances.