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Budget 2025 : Ce qu’il faut savoir

Présenté au Parlement en novembre, le budget de 2025 promet des changements radicaux, mais dans quelle mesure ceux-ci profiteront-ils réellement aux résidents les plus vulnérables du Canada ? Cet article examine de plus près les mesures qui comptent pour les ménages à faible revenu, qu’il s’agisse d’un modeste paiement supplémentaire lié à la Prestation canadienne pour personnes handicapées ou des projets du gouvernement visant à automatiser le versement des prestations. Il met en évidence les nouveautés, les lacunes et les raisons pour lesquelles certains de ces changements pourraient ne pas fonctionner aussi bien que prévu.

Le budget de 2025 n’a annoncé aucun nouveau financement pour remplacer le projet pilote de subventions de l’Agence du revenu du Canada, qui a cessé de soutenir le PCBMI en octobre 2025. Avec la mise en place prochaine de la production automatisée de déclarations de revenus et de prestations et la pénurie de bénévoles qui se profile, cet article soulève des questions importantes quant à savoir si les Canadiens à faible revenu bénéficieront réellement d’un soutien accru ou s’ils risquent de passer entre les mailles du filet. Plongez dans cet article pour en explorer toutes les implications.

Le Conseil accorde trop d’importance à la production automatisée et sous-estime le PCBMI

Le dernier rapport du Conseil consultatif national sur la pauvreté met en avant la production automatisée des déclarations de revenus comme solution pour permettre aux Canadiens à faible revenu de bénéficier de leurs prestations.  Mais l’utilisation des services offert dans le cadre du projet pilote « Déclarer simplement » de l’Agence du revenu du Canada (ARC) a été minime.  La plupart des gens se sont tournés vers les prestataires de services traditionnels, en particulier le PCBMI, pour produire correctement leur déclaration.  Les projets en cours de l’ARC concernant la production automatisée des déclarations risquent d’aboutir à des résultats similaires.  Beaucoup continueront de se tourner vers le PCBMI, qui aide près d’un million de personnes chaque année.  Même si le PCBMI dispose de ressources très limitées, l’ARC ne se prononce pas sur l’octroi de fonds supplémentaires.

Dans tout cela, le Conseil n’a toujours pas reconnu l’existence du PCBMI, qui existe depuis longtemps, sans parler de ses ressources limitées.  Cet article examine ce que cette omission signifie pour la crédibilité du conseil et la politique de l’ARC. 

La production automatisée des déclarations de revenus : des promesses en l’air ?

Mes fidèles lecteurs savent que je suis de près les travaux du gouvernement fédéral sur la production automatisée des déclarations de revenus pour les Canadiens à faible revenu depuis que cette initiative a été annoncée pour la première fois dans le discours du Trône de 2020. Après six ans de retard, certains défenseurs des politiques sociales prédisent que l’annonce faite il y a quelques semaines par le premier ministre changera la donne en matière d’octroi des prestations et de réduction de la pauvreté.

Cependant, mon expérience en tant que bénévole au sein du Programme communautaire de bénévolat en matière d’impôt (PCBMI) de l’Agence du revenu du Canada (ARC) me rend sceptique. Je pense que la vision actuelle de l’ARC en matière de production automatisée de déclarations de revenus a peu de chances d’apporter les améliorations promises, en particulier pour ceux qui ne produisent pas déjà de déclaration et ne bénéficient donc pas des prestations auxquelles ils ont droit. Voici pourquoi.

1Le premier article de cette série en trois parties, intitulé « Déclarer simplement en 2024 et 2025 », examine le projet pilote lancé par l’ARC en 2024 et dont la promotion s’est poursuivie en 2025. Il s’agissait de la réponse initiale de l’ARC à la volonté du gouvernement de mettre en place la production automatisée des déclarations de revenus.

Comme le montrent les faits, Déclarer simplement a été un échec décevant, malgré les affirmations contraires de l’ARC. Les preuves parlent d’elles-mêmes : lisez l’article et jugez par vous-même en vous basant sur les chiffres fournis par l’ARC.

2Le deuxième article, « Expérimentation supplémentaire en 2026 », passe en revue les plans évolutifs de l’ARC, qui utilisent l’invitation Déclarer simplement – sinon ses méthodes de production – comme voie vers la production automatisée des déclarations. Il s’agit d’une évolution intéressante, mais semée d’embûches qui pourraient limiter l’adoption de cette nouvelle forme de production automatisée.

De plus, les personnes qui n’ont pas produit de déclaration au cours des deux dernières années ou plus – et qui ne bénéficient donc pas des prestations – seront exclues. L’ARC est également peu susceptible de préparer des déclarations préremplies pour les années antérieures, même si celles-ci pourraient représenter des avantages substantiels manqués. Les particuliers auront besoin d’une aide extérieure pour préparer et produire ces déclarations.

3Le troisième article, intitulé « 2027, un cadeau empoisonné ? », examine la récente annonce du premier ministre concernant un déploiement à grande échelle et envisage ce qui pourrait se passer entre 2027 et 2029. L’ARC prévoit de s’appuyer fortement sur la technologie pour mettre en place la production automatisée des déclarations. Cette initiative risque d’amener les Canadiens à faible revenu qui remplissent déjà des déclarations et bénéficient des prestations à passer d’une méthode de production à une autre. En préparant elle-même les déclarations, l’ARC pourrait, du moins en théorie, contourner les intermédiaires tels que le PCBMI.

Pourtant, beaucoup de personnes trouvent déjà la documentation et la correspondance de l’ARC confuses. De nombreux destinataires de déclarations préremplies se tourneront probablement vers des sources fiables pour obtenir de l’aide afin de comprendre leur déclaration préremplie et pour obtenir des conseils avant de consentir à la production par l’ARC.

Le PCBMI est bien placé pour fournir cette aide gratuitement. Avec quelque 3 500 organismes d’accueil et 18 000 bénévoles intégrés dans des communautés partout au Canada, il s’agit d’un réseau auquel les gens font confiance. Cet article soutient qu’en adaptant le PCBMI pour aider à relever ces défis, l’ARC pourrait considérablement stimuler l’adoption de la production automatisée des déclarations de revenus.

Dans ces trois articles, je soutiens que, compte tenu de sa conception, l’initiative de production automatisée des déclarations par l’ARC a peu de chances d’aider les Canadiens à faible revenu qui ne produisent pas déjà de déclaration et ne reçoivent pas déjà leurs prestations. Or, c’était là la raison d’être initiale de la mise en place de la production automatisée des déclarations de revenus. Compte tenu de ses racines communautaires et de la confiance qu’il a su gagner depuis plus de 50 ans, le PCBMI reste la meilleure option pour tenir cette promesse.

PCBMI en 2025 : l’ARC vise trop bas

Dans ma dernière analyse des performances du PCBMI, j’ai constaté que lors de la saison des impôts 2024, au mieux 27 % des Canadiens vivant dans la pauvreté en 2023 ont bénéficié de l’aide gratuite du PCBMI. Cela laisse un pourcentage stupéfiant de 73 % sans aide.

Vers qui se sont-ils tournés ? Certains ont produit leur déclaration eux-mêmes, d’autres ont payé pour des services commerciaux coûteux, et d’autres encore n’ont probablement pas produit de déclaration, se privant ainsi des prestations destinées à réduire la pauvreté.  Des obstacles les que le manque de sensibilisation, l’accès limité aux comptoirs et la demande écrasante pour ce service jouent tous un rôle.

L’Agence du revenu du Canada (ARC) considère depuis longtemps le PCBMI comme sa contribution à la Stratégie canadienne de réduction de la pauvreté.  Pourtant, depuis 2022, elle n’a fixé aucun objectif de rendement réel pour aider davantage de personnes.  Étonnamment, le plan ministériel de l’ARC pour l’exercice 2025-26 en comprend un : la promesse d’augmenter de 5 % le nombre de personnes aidées.

Cet article examine pourquoi la nouvelle cible de l’ARC est moins ambitieuse qu’elle n’y paraît et pourquoi les Canadiens préoccupés par la réduction de la pauvreté ne devraient pas s’en réjouir.

Faut-il revoir les critères de revenu établis par l’ARC pour déterminer l’admissibilité des clients ?

Chaque organisme d’accueil utilise des plafonds ou des seuils de revenus pour identifier les clients qu’il souhaite servir.  Pour ce faire, de nombreux organismes d’accueil utilisent les plafonds de revenus suggérés par l’Agence du revenu du Canada (ARC).  L’hypothèse implicite est qu’en utilisant ces plafonds, l’organisme d’accueil ciblera ceux qui ont le plus besoin de ce service gratuit.  Mais dans quelle mesure les plafonds de revenus suggérés par l’ARC sont-ils adaptés à cette fin ? 

En 2020, j’ai écrit à ce sujet ici.  À ce moment-là, j’ai conclu que « Partout au Canada, à l’exception des grands centres urbains, les plafonds de revenu dans les lignes directrices du PCBMI sont au-dessus du seuil officiel de pauvreté.  Étant donné qu’il s’agit d’un service gratuit offert aux individus à faible revenu, les plafonds de revenu dans les lignes directrices du PCBMI devraient être harmonisées plus étroitement avec les seuils officiels de pauvreté.   Dans les régions où les organismes d’accueil sont facilement en mesure de répondre à la demande de services gratuits de PCBMI, il n’y a pas d’inquiétude.  Toutefois, dans les régions où les organismes d’accueil ne sont pas en mesure de répondre à la demande et doivent rationner les services du PCBMI, les organismes d’accueil voudront peut-être envisager d’être moins généreux avec les plafonds de revenu qu’ils utilisent pour définir l’admissibilité des personnes et des familles à leurs comptoirs PCBMI. »

Depuis, l’ARC n’a pas révisé ses plafonds de revenu suggérés.  Mais l’inflation a entraîné des augmentations successives des seuils officiels de pauvreté à travers le Canada.

J’ai montré qu’en 2024, au mieux seulement 27% des personnes en situation de pauvreté avaient accès aux services PCBMI.  J’ai démontré qu’en 2023, l’accès des personnes en situation de pauvreté aux services gratuits du PCBMI variait entre un maximum de 34,3% au Nouveau-Brunswick et un minimum de 14% en Ontario.  Ainsi, il est peu probable qu’il existe des régions au Canada où les organismes d’accueil sont facilement en mesure de répondre aux besoins, voire à la demande, pour ces services.

Cela signifie que tous les organismes d’accueil devraient être attentifs aux plafonds de revenus qu’ils utilisent pour identifier les clients en situation de pauvreté.  Mais les plafonds actuels de l’ARC constituent-ils toujours les meilleurs critères de revenu à utiliser pour sélectionner ceux qui ont le plus besoin des services gratuits du PCBMI ?  Cet article explore cette question et fournit une réponse.

Comment l’ARC traite-t-elle des sommes dues par les clients ?

Avez-vous déjà eu un client qui vous a dit ne pas avoir reçu les prestations auxquelles il avait droit selon votre estimation lorsque vous avez préparé sa déclaration de revenus et de prestations ? Dans certains cas, il se peut qu’il reçoive les prestations, mais qu’il ne s’en rende pas compte parce qu’il n’a pas vérifié son compte bancaire.

D’autres clients, en revanche, ont des dettes envers divers créanciers. Dans certains cas, l’Agence du revenu du Canada (ARC) agit comme une agence de recouvrement, retenant le remboursement du client et éventuellement une partie de ses prestations, et les redirigeant vers son créancier. Le client peut ne pas se rendre compte qu’il doit cet argent ou, s’il est au courant de la dette, il peut ne pas savoir que l’ARC a le pouvoir légal de procéder ainsi.

Dans cet article, j’identifie plusieurs types de dettes qu’un client peut avoir et qui peuvent impliquer l’intervention de l’ARC. Il s’agit notamment des arriérés d’impôt sur le revenu, des paiements excédentaires de prestations fédérales et provinciales ou territoriales, du soutien inadmissible lié à la COVID, des sommes dues à d’autres ministères fédéraux et aux gouvernements provinciaux ou territoriaux, et des sommes dues en raison d’une ordonnance judiciaire qui n’a pas été respectée.

Dans certains de ces cas, la manière dont l’ARC procède est claire. Mais dans d’autres, ce n’est pas le cas, car l’ARC ne fournit pas d’informations claires sur ses règles en matière de « recouvrement d’une créance », affirmant que celles-ci dépendent souvent de la situation du client.

Cette dette sera généralement mentionnée dans le dossier de l’ARC du client, auquel vous pouvez accéder à l’aide de la fonction Représenter un client. Cet article vous fournit des renseignements qui vous aideront à expliquer au client toute différence entre vos estimations du remboursement et des prestations du client, et ce qu’il reçoit de l’ARC.

Analyse de l’échec du projet pilote de 5 ans de l’ARC

Le projet pilote de l’Agence du revenu du Canada (ARC) a été annoncé au début de l’année 2021, à la suite de la performance désastreuse du PCBMI en 2020. C’était la première fois que l’ARC offrait un soutien financier aux organismes communautaires qui organisaient des comptoirs PCBMI. Le projet a terminé sa quatrième année d’activité et il achèvera sa cinquième année à l’automne 2025. Cette série d’articles en trois parties examine le projet jusqu’à maintenant et émet des hypothèses sur ce que l’avenir lui réserve.

1La première partie, « Les faits », évalue les résultats du projet pilote après quatre années de mise en œuvre, de 2021 à 2024. Je conclus que le projet n’a pas atteint son objectif le plus important (le seul pour lequel des informations publiques sont disponibles) et que la cinquième et dernière année ne permettra pas de rectifier cette situation.

Cet article présente également de nouvelles informations financières qui diffèrent considérablement de celles communiquées précédemment par l’ARC pour 2021-2023. Associées au budget annoncé pour 2024, elles démontrent que le projet pilote s’est avéré plus coûteux que prévu initialement.

2Le deuxième article, « Pourquoi cet échec ? », donne trois raisons expliquant l’échec coûteux du projet pilote : la formule de financement a été modifiée de manière inopportune ; la formule de financement n’était pas suffisamment généreuse ; et l’hypothèse selon laquelle le financement était le principal obstacle à l’expansion était discutable.

Étant donné que l’ARC était au courant de ces problèmes vers la fin de 2023, la troisième année du projet pilote initial, cet article émet des hypothèses sur les raisons de l’extension du projet pour une quatrième année.

3Le troisième article, « Et ensuite ? », se penche sur 2025, la cinquième année du projet pilote, puisqu’il a été prolongé pour la deuxième fois, et sur l’avenir. Il donne aussi différentes raisons expliquant la deuxième prolongation du projet pilote.

Enfin, cet article avance quatre arguments justifiant pourquoi le projet pilote ne devrait pas être prolongé une fois de plus, pour une sixième année : l’incapacité du projet à atteindre son objectif le plus important ; son coût ; les mesures d’économie budgétaire actuelles du gouvernement ; et la priorité qu’il accorde à la production automatisée des déclarations de revenus.

La modification par l’ARC de la date limite compromet la fiabilité du service « Préremplir ma déclaration »

Le 28 février, l’Agence du revenu du Canada (ARC) a annoncé qu’elle repoussait au 7 mars, soit à la fin des deux premières semaines de la période de production des déclarations de revenus et de prestations, la date limite à laquelle les émetteurs de feuillets T devait soumettre leurs feuillets par voie électronique.  Cela signifie que les bénévoles du PCBMI ne pouvaient pas compter sur le service « Préremplir ma déclaration » pour fournir de manière fiable tous les feuillets T d’un client.  Quiconque souhaitait produire sa déclaration au cours des deux premières semaines a dû présenter des feuillets T en papier à son préparateur de déclaration afin de s’assurer que toutes ses sources de revenus avaient été déclarées.  Cet article soutient que cette mesure a compromis la fiabilité de la fonction AFR et qu’il existait en outre de meilleures façons de la mettre en œuvre.

L’ARC prolonge le projet pilote de subventions du PCBMI pour une cinquième année

Le 24 février, l’Agence du revenu du Canada (ARC) a publié sur son site Web du PCBMI qu’elle prolongeait son projet pilote de subventions pour une cinquième annéeLes subventions de 5 $ seront généralement versées pour les déclarations des années d’imposition 2020 à 2024 produites entre le 1er juin 2024 et le 31 mai 2025.

La bonne nouvelle, c’est que l’ARC a réussi à trouver de l’argent pour continuer à soutenir le PCBMI pour une autre saison.  Mais cela masque deux nouvelles moins réjouissantes.

Découvrez ici ce que cela signifie pour le PCBMI et ce projet pilote de subventions pour la période de production des déclarations de revenus de 2025.

Limites pour obtenir des données utiles de l’ARC sur les comptoirs PCBMI de votre organisation

Les organismes d’accueil doivent recueillir des données anonymisées sur les clients, à la fois pour montrer l’impact de leurs comptoirs PCBMI à leurs intervenants et pour fournir les informations nécessaires à l’amélioration du service PCBMI qu’ils offrent.

Une organisation d’accueil peut obtenir ces données de deux façons : en les demandant à l’ARC ou en les recueillant de manière indépendante.  L’an dernier, nous avons expliqué pourquoi les organismes d’accueil devraient demander à l’ARC les données anonymisées sur leurs clients.

Dans cet article, nous racontons notre propre expérience plus tôt cette année en aidant certains organismes d’accueil de notre région à demander ces données à l’ARC.  Nous décrivons les leçons que nous avons tirées de cette expérience.

Bien que nous ayons réussi à amener l’ARC à partager certaines de ses données, lisez ici les problèmes que nous avons rencontrés pour interpréter ces données.  D’après notre expérience, cette approche pour obtenir des données ne serait utile que pour un nombre limité d’organisations d’accueil.  Elle offre aux organismes d’accueil un avantage possible, mais pas l’ensemble des avantages que l’on pourrait s’attendre des données actuellement recueillies par l’ARC.  Pour les organisations d’accueil qui souhaitent bénéficier de l’ensemble des avantages offerts par les données, la meilleure approche est de les collecter elles-mêmes.  Des conseils sur cette dernière approche feront l’objet d’un prochain article.

Production automatique de déclarations de revenus par l’ARC : lacunes du projet pilote  « Déclarer simplement »

Dans une série de trois articles, nous examinons trois initiatives autres que le PCBMI sur lesquelles l’Agence du revenu du Canada (ARC) semble concentrer ses efforts pour joindre les résidents canadiens à revenu faible ou modeste.  Nous montrons pourquoi ces initiatives sont actuellement moins prometteuses que le PCBMI pour s’attaquer au problème fondamental qui consiste à aider un plus grand pourcentage de résidents canadiens démunies à accéder aux prestations auxquelles ils ont droit.

Dans le premier article de cette série, nous avons examiné l’initiative de l’ARC de lettre de prestations pour les non-déclarants.  Nous avons soutenu que les résultats sont insignifiants, voire discutables, et ne méritent pas d’être comparés à ceux obtenus par le PCBMI lorsqu’il s’agit d’aider les personnes vivant dans la pauvreté.

Dans le deuxième article, nous avons examiné « Déclarer simplement par téléphone », le service téléphonique automatisé de l’ARC pour la production des déclarations qui fonctionne depuis 2018 sous un autre nom, « Produire ma déclaration ».  Nous avons conclu que les résultats sont insignifiants, surtout lorsqu’on les compare à ceux produits par le PCBMI.  Ce service est également beaucoup moins rentable que le PCBMI pour ce qui est de produire des résultats.  De plus, nous avons montré pourquoi le service ne tient pas sa promesse d’aider les Canadiens qui n’ont pas produit de déclaration dans le passé à accéder à leurs prestations.

Dans ce troisième article, nous examinons le projet pilote tant attendu de l’ARC pour la production automatique des déclarations de revenus, qui a été lancé en juillet 2024.  Découvrez ici pourquoi nous pensons que, contrairement à ce qui a été annoncé, la production d’une déclaration selon cette nouvelle méthode n’est pas automatique, que le processus n’est pas « simple » à compléter, que cette nouvelle méthode n’atteindra pas les non-déclarants comme prévu à l’origine, et que le lancement du projet pilote s’est fait au mauvais moment et risque donc de produire des résultats médiocres.

La transformation de “Produire ma déclaration” en “Déclarer simplement par téléphone” ne produit pas de meilleurs résultats

Dans une série de trois articles, nous examinons trois initiatives autres que le PCBMI sur lesquelles l’ARC semble concentrer ses efforts pour joindre les résidents canadiens à revenu faible ou modeste.  Nous montrons pourquoi ces initiatives sont actuellement moins prometteuses que le PCBMI pour s’attaquer au problème fondamental qui consiste à aider un plus grand pourcentage de résidents canadiens démunis à accéder aux prestations auxquelles ils ont droit.

Dans le premier article de cette série, nous avons examiné l’initiative de l’ARC de lettre de prestations pour les non-déclarants.  Nous avons soutenu que les résultats sont insignifiants, voire discutables, et ne méritent pas d’être comparés à ceux obtenus par le PCBMI lorsqu’il s’agit d’aider les personnes vivant dans la pauvreté.

Dans ce deuxième article, nous examinons Déclarer simplement par téléphone, le service téléphonique automatisé de l’ARC pour la production des déclarations qui fonctionne depuis 2018 sous un autre nom, Produire ma déclaration.

Découvrez ici pourquoi les résultats sont insignifiants, surtout lorsqu’ils sont comparés à ceux produits par le PCBMI.  Ce service est également beaucoup moins rentable que le PCBMI pour ce qui est de produire des résultats.  De plus, nous montrons pourquoi le service ne tient pas sa promesse d’aider les Canadiens qui n’ont pas produit de déclaration dans le passé à accéder à leurs prestations.  Il est important de reconnaître les limites de Déclarer simplement par téléphone car, comme nous le verrons dans le troisième article, ce service fait également partie du projet pilote de l’ARC visant à lancer la production automatisée des déclarations de revenus et de prestations.

Pourquoi se méfier des résultats de l’initiative de l’ARC en faveur des non-déclarants

Dans notre dernier article sur la couverture des démunies au Canada par le PCBMI, nous avons conclu que le PCBMI demeure un programme très efficace pour aider les personnes à revenu faible ou modeste à produire leurs déclarations de revenus et de prestations, et à obtenir ainsi les prestations auxquelles elles ont droit.  Nous avons également noté que l’Agence du revenu du Canada (ARC) devrait redoubler d’efforts pour élargir le PCBMI étant donné que la plupart des résidents canadiens vivant dans la pauvreté ne bénéficient toujours pas de ce service gratuit.

Pourtant, nous avons constaté qu’après la pandémie, l’ARC semble avoir réduit son ambition pour le PCBMI.  L’ARC ne fixe plus de cibles pour atteindre un plus grand nombre de clients. À l’heure actuelle, on ne sait pas exactement quels sont ses objectifs et ses engagements à l’égard de ce programme.

Au lieu de cela, l’ARC semble concentrer ses efforts pour rejoindre les résidents canadiens à revenus faibles ou modestes par le biais de trois autres initiatives : l’initiative de lettres de prestations pour les non-déclarants, Déclarer simplement par téléphone (anciennement Produire ma déclaration) et le projet pilote de production automatisée des déclarations.

Dans une série de trois articles, nous montrons pourquoi ces trois initiatives sont actuellement moins prometteuses que le PCBMI pour s’attaquer au problème fondamental qui consiste à aider un plus grand pourcentage de résidents canadiens démunies à accéder aux prestations auxquelles ils ont droit.

Dans ce premier article, nous examinons ce que l’ARC appelle son « initiative de lettre de prestations pour les non-déclarants » qu’elle met en œuvre depuis sept ans pour encourager les non-déclarants à produire une déclaration.

Découvrez ici pourquoi les résultats sont insignifiants, voire discutables et ne méritent pas d’être comparés à ceux obtenus par le PCBMI lorsqu’il s’agit d’aider les personnes vivant dans la pauvreté.

Couverture des personnes démunies au Canada par le PCBMI en 2023

Lors de la saison de production de déclarations en 2022, le PCBMI n’a desservi que 28 % des personnes vivant dans la pauvreté en 2021.  Le taux de pauvreté au Canada est passé de 7,4 % en 2021 à 9,9 % en 2022.  Quel pourcentage des 3 037 000 adultes vivant dans la pauvreté en 2022 a été servi par le PCBMI lors de la saison de production de déclarations en 2023 ?  Lisez cet article pour en savoir plus.  Découvrez également pourquoi nous pensons que l’Agence du revenu du Canada devrait faire beaucoup plus pour élargir le PCBMI, mais qu’elle ne semble pas disposée à le faire.

Évolution du PCBMI – Mise à jour 2023

Chaque année, nous présentons et analysons les données de l’Agence du revenu du Canada (ARC) pour montrer l’évolution du PCBMI.  À l’aide des données de 2023 de l’ARC, nous examinons les tendances les plus récentes concernant le nombre de personnes aidées et de déclarations produites ainsi la valeur générée (résultats de la prestation des services du PCBMI), le nombre de bénévoles et d’organismes d’accueil recrutés et retenus (infrastructure du PCBMI soutenant la prestation des services) et la productivité des services du PCBMI.  Nous avons également identifié deux facteurs positifs et deux facteurs négatifs qui pourraient avoir une incidence sur la productivité du PCBMI à l’avenir.  Lisez le résumé de nos conclusions ainsi que les articles complets (avec des tableaux de données et des graphiques) sur la prestation de services, l’infrastructure et la productivité.

*Surveillez la nouvelle fonctionnalité que nous publierons dans les prochains mois sur l’évolution du PCBMI !