Archives de catégorie : PCBMI

La déclaration réputée en péril : qui rejoindra les non-déclarants du Canada ?

Couverture du mémoire de l’ombudsman des contribuables au Comité permanent des finances

Le 5 octobre 2026, l’ombudsman des contribuables a demandé au Comité permanent des finances de la Chambre des communes d’examiner les dispositions du projet de loi C-31 relatives à la production automatisée des déclarations de revenus. Son mémoire passe en revue les trois approches de l’Agence du revenu du Canada (ARC) : Déclarer simplement, la déclaration réputée et les déclarations préremplies. Il exprime de sérieuses réserves au sujet de la déclaration réputée et recommande plutôt d’accorder la priorité aux déclarations préremplies.

Mais comment ces trois méthodes se mesurent-elles à l’objectif initial de la production automatisée, soit veiller à ce que les non-déclarants reçoivent les prestations auxquelles ils ont droit? Déclarer simplement existe depuis 2018, mais son utilisation demeure remarquablement faible. Les déclarations préremplies rejoindront des millions de personnes, surtout celles qui produisent déjà leur déclaration. Quant à la déclaration réputée, la seule méthode qui vise les non-déclarants, elle a toujours été modeste et elle est maintenant remise en question.

Mon nouvel article examine ce que cela signifie pour les personnes que la production automatisée devait aider. Il explique aussi pourquoi le Programme communautaire des bénévoles en matière d’impôt (PCBMI) demeure le mieux placé pour les rejoindre, à condition que le gouvernement et l’ARC cessent de le reléguer au second plan.

Lire l’article complet

L’évolution du PCBMI (2021-2025) : Comment les provinces se comparent

Les lecteurs qui connaissent ce site ont vu mes mises à jour annuelles de L’évolution du PCBMI, qui suit le programme à l’échelle nationale à partir des statistiques de l’Agence du revenu du Canada (ARC) sur le PCBMI. Depuis un certain temps, je souhaitais faire de même pour chaque province. (Les données de l’ARC sur le PCBMI dans les territoires sont incomplètes.) Cette série le fait et va un peu plus loin : non seulement elle retrace l’évolution du PCBMI dans chaque province depuis 2021, mais elle compare aussi chaque province aux autres selon trois dimensions : les résultats, l’infrastructure et la productivité.

Les constats varient beaucoup. Le Manitoba a plus que doublé le nombre de personnes aidées. L’Ontario a aidé 74 % plus de personnes avec exactement le même nombre d’organismes d’accueil qu’en 2021. En Nouvelle-Écosse, chaque bénévole a aidé près de deux fois plus de personnes que la moyenne nationale.

Le meilleur point de départ est Comment les provinces se comparent, qui présente les classements provinciaux selon les trois dimensions.  Je ne cherche pas à établir un classement global ou général pour chacune des provinces.

Chaque province fait aussi l’objet de son propre article, avec des graphiques et de courts résumés de ses résultats, de l’infrastructure qui soutient la prestation des services et de sa productivité : Terre-Neuve-et-Labrador, Île-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Québec, Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Alberta et Colombie-Britannique. Comment lire ces graphiques explique les rangs, les comparaisons nationales et les ajustements utilisés.

Cette analyse complète deux articles récents : l’un sur les inégalités d’accès au PCBMI entre les provinces, qui s’appuie sur les données de Statistique Canada sur la pauvreté, et l’autre sur l’évolution de la portée du PCBMI dans les provinces depuis 2021, qui s’appuie sur les données fiscales de l’ARC.

En toute transparence : je n’aurais pas pu effectuer tous ces calculs sans l’aide de l’IA. Tous les chiffres proviennent de données publiées par l’ARC et Statistique Canada.

Le PCBMI rejoint-il plus de Canadiens aujourd’hui qu’en 2021?

Chaque année, l’Agence du revenu du Canada (ARC) publie des statistiques sur le PCBMI : combien de particuliers ont été aidés, province par province, saison par saison. Ce qu’elle ne publie pas, c’est le chiffre qui compte vraiment : la part de la population des déclarants que cela représente.

J’ai voulu le découvrir en comparant cinq années de données du PCBMI aux propres statistiques de l’ARC sur les déclarations T1, soit le relevé complet de toutes les déclarations de revenus produites au pays. Le résultat m’a surpris à plus d’un égard : à quel point le portrait change selon le groupe de déclarants auquel on compare le PCBMI, et à quel point la portée du programme a progressé de façon inégale d’une province à l’autre.

Certaines provinces et certains territoires rejoignent maintenant une part nettement plus grande de leurs déclarants les plus vulnérables qu’il y a cinq saisons. D’autres ont à peine bougé. Une province a enregistré la plus forte hausse au pays.

J’ai présenté l’ensemble des résultats, à l’échelle nationale et pour chaque province et territoire, sur cinq saisons, avec les hypothèses et les mises en garde nécessaires pour les interpréter de façon responsable, dans l’article intégral. Consultez l’analyse complète, avec données et graphiques, ici.

Inégalités d’accès entre les provinces aux services du PCBMI (de 2021 à 2025)

Pourquoi l’accès à l’aide gratuite offerte par le PCBMI pour la production des déclarations de revenus varie‑t‑il autant selon l’endroit où l’on vit ?  Dans cet article, mon analyse des cinq dernières années révèle des différences provinciales marquées — des tendances qui n’apparaissent nulle part dans les rapports de l’Agence du revenu du Canada. L’Ontario se classe au dernier rang année après année, les provinces maritimes dominent constamment les classements nationaux, le Québec dépasse les attentes, Terre-Neuve-et-Labrador se classe loin derrière ses voisins de la région de l’Atlantique, tandis que le Manitoba s’est considérablement amélioré au fil du temps.

Un autre article explique en détails comment ces classements ont été établis.  Si vous souhaitez comprendre qui bénéficie de cette aide — et qui n’en bénéficie pas — c’est un bon point de départ.

Fournir un service PCBMI aux personnes vivant dans la pauvreté – Mise à jour 2025

Fin avril, Statistique Canada a publié ses estimations de la pauvreté pour 2024.  Celles-ci indiquent que le taux de pauvreté est passée de 11,1 % en 2023 à 11 % de la population canadienne en 2024.  Dans quelle mesure le PCBMI de l’Agence du revenu du Canada a-t-il répondu aux besoins des personnes en situation de pauvreté en 2024, alors qu’elles devaient produire leur déclaration de revenus et de prestations au printemps 2025 ?  Cet article répond à cette question. (Un article complémentaire présente et explique ces données pour les plus curieux.)  Il montre également pourquoi ses résultats en matière de lutte contre la pauvreté devraient être importants pour l’Agence du revenu du Canada (ARC).

Je terminerai en vous présentant les thèmes de trois articles à venir qui, je l’espère, vous donneront une vue d’ensemble des actions menées actuellement par l’ARC et ses projets visant à soutenir la lutte contre la pauvreté.  Dans ces articles, je vous ferai également part de mon évaluation de ces actions et ces projets.

Évolution du PCBMI – Mise à jour 2025

Chaque année, je présente l’évolution du PCBMI à l’aide des chiffres fournis par l’Agence du revenu du Canada.  Suite à la publication récente des données de 2025, j’ai achevé une analyse des tendances pour la période 2017-2025.  Ces informations sont désormais disponibles sous la forme d’une série de quatre courts articles.

Dans le premier article, j’examine les résultats obtenus grâce à la prestation des services du PCBMI.  Je présente et analyse les chiffres relatifs aux personnes aidées, aux déclarations produites et à la valeur générée pour les clients.  Dans le deuxième article, j’examine l’infrastructure qui soutient la prestation des services du PCBMI.  Je présente et analyse les chiffres relatifs au recrutement des bénévoles et aux organismes d’accueil.  Dans le troisième article, j’utilise deux mesures simples pour examiner la productivité des bénévoles et des organismes d’accueil.  Enfin, je tire de ces tendances des projections sur ce qui se passera probablement au cours de la saison 2026.

Parmi les nouveautés de cette année, on trouve la représentation graphique des tendances, des comparaisons entre la valeur réelle et la valeur nominale générée pour les clients, ainsi que des sections distinctes consacrées aux données, à leurs sources, aux limites inhérentes à ces données et aux hypothèses que je formule lors de leur analyse.  Vous trouverez ici le résumé de mes conclusions ainsi que des liens vers tous les articles.

Qu’est-il arrivé aux taux de pauvreté au Canada ?

Les taux officiels de pauvreté au Canada viennent de changer, non pas parce que les revenus ont soudainement baissé, mais parce que Statistique Canada a mis à jour sa façon de mesurer la pauvreté. La nouvelle mesure du panier de consommation de base pour 2023 inclut désormais des produits et services de première nécessité modernes comme les services cellulaires et d’Internet, ce qui augmente les seuils définissant qui est considéré comme vivant dans la pauvreté. En conséquence, les taux de pauvreté pour 2020–2023 sont légèrement supérieurs à ceux précédemment rapportés, même si la tendance demeure la même : la pauvreté est en hausse depuis 2020.

Ce changement est important. Des programmes comme le PCBMI jouent un rôle essentiel en aidant les Canadiens à faible revenu à accéder à des prestations qui comptent dans le revenu disponible. Pour certains ménages, l’aide du PCBMI fait la différence entre être classé comme pauvre ou simplement à faible revenu. Comprendre comment la pauvreté est mesurée — et ce qui est laissé de côté — est essentiel pour comprendre les derniers chiffres du Canada.

Lisez cet article pour en savoir plus sur ce changement.

Le Conseil accorde trop d’importance à la production automatisée et sous-estime le PCBMI

Le dernier rapport du Conseil consultatif national sur la pauvreté met en avant la production automatisée des déclarations de revenus comme solution pour permettre aux Canadiens à faible revenu de bénéficier de leurs prestations.  Mais l’utilisation des services offert dans le cadre du projet pilote « Déclarer simplement » de l’Agence du revenu du Canada (ARC) a été minime.  La plupart des gens se sont tournés vers les prestataires de services traditionnels, en particulier le PCBMI, pour produire correctement leur déclaration.  Les projets en cours de l’ARC concernant la production automatisée des déclarations risquent d’aboutir à des résultats similaires.  Beaucoup continueront de se tourner vers le PCBMI, qui aide près d’un million de personnes chaque année.  Même si le PCBMI dispose de ressources très limitées, l’ARC ne se prononce pas sur l’octroi de fonds supplémentaires.

Dans tout cela, le Conseil n’a toujours pas reconnu l’existence du PCBMI, qui existe depuis longtemps, sans parler de ses ressources limitées.  Cet article examine ce que cette omission signifie pour la crédibilité du conseil et la politique de l’ARC. 

La production automatisée des déclarations de revenus : des promesses en l’air ?

Mes fidèles lecteurs savent que je suis de près les travaux du gouvernement fédéral sur la production automatisée des déclarations de revenus pour les Canadiens à faible revenu depuis que cette initiative a été annoncée pour la première fois dans le discours du Trône de 2020. Après six ans de retard, certains défenseurs des politiques sociales prédisent que l’annonce faite il y a quelques semaines par le premier ministre changera la donne en matière d’octroi des prestations et de réduction de la pauvreté.

Cependant, mon expérience en tant que bénévole au sein du Programme communautaire de bénévolat en matière d’impôt (PCBMI) de l’Agence du revenu du Canada (ARC) me rend sceptique. Je pense que la vision actuelle de l’ARC en matière de production automatisée de déclarations de revenus a peu de chances d’apporter les améliorations promises, en particulier pour ceux qui ne produisent pas déjà de déclaration et ne bénéficient donc pas des prestations auxquelles ils ont droit. Voici pourquoi.

1Le premier article de cette série en trois parties, intitulé « Déclarer simplement en 2024 et 2025 », examine le projet pilote lancé par l’ARC en 2024 et dont la promotion s’est poursuivie en 2025. Il s’agissait de la réponse initiale de l’ARC à la volonté du gouvernement de mettre en place la production automatisée des déclarations de revenus.

Comme le montrent les faits, Déclarer simplement a été un échec décevant, malgré les affirmations contraires de l’ARC. Les preuves parlent d’elles-mêmes : lisez l’article et jugez par vous-même en vous basant sur les chiffres fournis par l’ARC.

2Le deuxième article, « Expérimentation supplémentaire en 2026 », passe en revue les plans évolutifs de l’ARC, qui utilisent l’invitation Déclarer simplement – sinon ses méthodes de production – comme voie vers la production automatisée des déclarations. Il s’agit d’une évolution intéressante, mais semée d’embûches qui pourraient limiter l’adoption de cette nouvelle forme de production automatisée.

De plus, les personnes qui n’ont pas produit de déclaration au cours des deux dernières années ou plus – et qui ne bénéficient donc pas des prestations – seront exclues. L’ARC est également peu susceptible de préparer des déclarations préremplies pour les années antérieures, même si celles-ci pourraient représenter des avantages substantiels manqués. Les particuliers auront besoin d’une aide extérieure pour préparer et produire ces déclarations.

3Le troisième article, intitulé « 2027, un cadeau empoisonné ? », examine la récente annonce du premier ministre concernant un déploiement à grande échelle et envisage ce qui pourrait se passer entre 2027 et 2029. L’ARC prévoit de s’appuyer fortement sur la technologie pour mettre en place la production automatisée des déclarations. Cette initiative risque d’amener les Canadiens à faible revenu qui remplissent déjà des déclarations et bénéficient des prestations à passer d’une méthode de production à une autre. En préparant elle-même les déclarations, l’ARC pourrait, du moins en théorie, contourner les intermédiaires tels que le PCBMI.

Pourtant, beaucoup de personnes trouvent déjà la documentation et la correspondance de l’ARC confuses. De nombreux destinataires de déclarations préremplies se tourneront probablement vers des sources fiables pour obtenir de l’aide afin de comprendre leur déclaration préremplie et pour obtenir des conseils avant de consentir à la production par l’ARC.

Le PCBMI est bien placé pour fournir cette aide gratuitement. Avec quelque 3 500 organismes d’accueil et 18 000 bénévoles intégrés dans des communautés partout au Canada, il s’agit d’un réseau auquel les gens font confiance. Cet article soutient qu’en adaptant le PCBMI pour aider à relever ces défis, l’ARC pourrait considérablement stimuler l’adoption de la production automatisée des déclarations de revenus.

Dans ces trois articles, je soutiens que, compte tenu de sa conception, l’initiative de production automatisée des déclarations par l’ARC a peu de chances d’aider les Canadiens à faible revenu qui ne produisent pas déjà de déclaration et ne reçoivent pas déjà leurs prestations. Or, c’était là la raison d’être initiale de la mise en place de la production automatisée des déclarations de revenus. Compte tenu de ses racines communautaires et de la confiance qu’il a su gagner depuis plus de 50 ans, le PCBMI reste la meilleure option pour tenir cette promesse.

PCBMI en 2025 : l’ARC vise trop bas

Dans ma dernière analyse des performances du PCBMI, j’ai constaté que lors de la saison des impôts 2024, au mieux 27 % des Canadiens vivant dans la pauvreté en 2023 ont bénéficié de l’aide gratuite du PCBMI. Cela laisse un pourcentage stupéfiant de 73 % sans aide.

Vers qui se sont-ils tournés ? Certains ont produit leur déclaration eux-mêmes, d’autres ont payé pour des services commerciaux coûteux, et d’autres encore n’ont probablement pas produit de déclaration, se privant ainsi des prestations destinées à réduire la pauvreté.  Des obstacles les que le manque de sensibilisation, l’accès limité aux comptoirs et la demande écrasante pour ce service jouent tous un rôle.

L’Agence du revenu du Canada (ARC) considère depuis longtemps le PCBMI comme sa contribution à la Stratégie canadienne de réduction de la pauvreté.  Pourtant, depuis 2022, elle n’a fixé aucun objectif de rendement réel pour aider davantage de personnes.  Étonnamment, le plan ministériel de l’ARC pour l’exercice 2025-26 en comprend un : la promesse d’augmenter de 5 % le nombre de personnes aidées.

Cet article examine pourquoi la nouvelle cible de l’ARC est moins ambitieuse qu’elle n’y paraît et pourquoi les Canadiens préoccupés par la réduction de la pauvreté ne devraient pas s’en réjouir.

Fournir un service PCBMI en 2024 aux personnes vivant dans la pauvreté

Au cours de la saison de production de déclarations de 2023, le PCBMI n’a servi que 25 % des personnes vivant dans la pauvreté en 2022.  Le taux de pauvreté au Canada est passé de 9,9 % en 2022 à 10,2 % en 2023.  Quel pourcentage des 3 168 000 adultes vivant dans la pauvreté en 2023 a été servi par le PCBMI lors de la saison de production de déclarations de 2024 ?

Lisez cet article pour en savoir plus.  Découvrez également pourquoi l’Agence du revenu du Canada devrait faire beaucoup plus pour élargir le PCBMI mais semble plutôt concentrer ses efforts sur deux autres programmes largement inefficaces.

Évolution du PCBMI – mise à jour de 2024

Quelle est l’évolution du PCBMI au fil du temps ?  L’Agence du revenu du Canada (ARC) publie des chiffres sur le PCBMI depuis un certain temps.  Mais ce n’est qu’en 2022 qu’elle a commencé à offrir une vision cohérente de ce qui se passe dans l’ensemble du pays, en publiant les chiffres de l’année précédente sur les pages du PCBMI.  Malgré cela, l’ARC ne publie pas d’analyses des données pour montrer ce qui s’est passé au fil du temps.

Je suis les chiffres depuis 2019.  Chaque année, je mets à jour les chiffres de l’ARC pour montrer l’évolution du PCBMI.  Avec la récente publication des données de 2024, j’ai terminé un examen des tendances pour la période 2017-2024.  Cette information est maintenant disponible sous forme de quatre courts articles, accompagnés de tableaux de données et de graphiques illustrant les données.  Dans ces articles, je commence par examiner les résultats de la prestation de services du PCBMI.  Je présente et analyse les chiffres relatifs aux personnes aidées, aux déclarations produites et à la valeur générée pour les clients.  Je me penche ensuite sur l’infrastructure qui soutient la prestation de services du PCBMI.  Je présente et analyse les chiffres relatifs au recrutement de bénévoles et des organismes d’accueil.  Ensuite, j’utilise deux mesures simples pour examiner la productivité des bénévoles et des organismes d’accueil.  Enfin, j’extrapole de ces tendances à ce qui se passera probablement au cours de la saison 2025.  Lisez le résumé de mes conclusions ainsi que les articles complets (avec données et graphiques).

Les inégalités d’accès aux services gratuits du PCBMI au Canada – mise à jour de 2023

Un article récent a examiné les disparités dans l’accès aux services gratuits du PCBMI entre les provinces au cours de la période de production des déclarations de revenus de 2021.  Cet article met à jour les résultats de 2021 sur les inégalités d’accès aux services du PCBMI au Canada pour la période de production des déclarations de revenus de 2023.  Les résultats sont décevants mais contiennent au moins une surprise.  Lisez ici pour connaître les résultats.

Pourquoi l’Ontario et la Colombie-Britannique obtiennent de piètres résultats comparativement au Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Edouard

Dans un article récent sur les taux de participation au PCBMI des personnes vivant dans la pauvreté, nous avons noté que « le Nouveau-Brunswick a le meilleur taux de participation, avec 43,4 % des pauvres de la province recevant des services du PCBMI.  Avec 17,4 %, l’Ontario a le pire taux de participation parmi les provinces, bien en deçà du taux de toutes les provinces combinées (24,3 %). »

Le but de cet article est d’explorer certaines des raisons de ces grandes divergences.  Pour ce faire, nous comparons les deux provinces à rendement élevé, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard, avec les deux provinces à faible rendement, l’Ontario et la Colombie-Britannique.

Tout d’abord, nous rejetons quelques raisons qui, selon nous, ne sont pas pertinentes.  Ensuite, nous analysons les données du PCBMI de l’Agence du revenu du Canada (ARC) pour 2021 au niveau provincial. Nous découvrons trois différences importantes entre ces provinces à rendement élevé et à faible rendement.  Nous examinons également les données provinciales en 2022 et 2023 pour déterminer s’il y a eu des changements depuis 2021 dans ces trois domaines qui auraient pu améliorer de manière significative les taux de participation au PCBMI des provinces à faible rendement par rapport aux provinces à rendement élevé.

Enfin, nous établissons un lien entre ces différences et les résultats attendus du programme pilote de subventions de l’ARC.  Nous soutenons que les développements dans ces domaines prouvent que le programme pilote n’a pas atteint deux, voire trois, des quatre résultats escomptés. (Aucune donnée de l’ARC n’a été rendue publique qui permette d’évaluer le quatrième domaine.)

Lisez ici pour en savoir plus sur les trois différences entre les provinces à rendement élevé et à faible rendement en 2021, sur l’évolution de ces différences entre 2021 et 2023, et sur les raisons pour lesquelles nous pensons qu’elles démontrent que le programme pilote de subventions de l’ARC a été décevant.

Le PCBMI a été oublié par le Conseil consultatif national sur la pauvreté

Notre travail est fondé sur le lien que le gouvernement fédéral a établi entre la réduction de la pauvreté et le PCBMI dans sa Stratégie de réduction de la pauvreté de 2018.  Plus précisément, cette stratégie reconnaît le rôle important que joue le PCBMI dans l’accès aux nombreuses prestations fédérales (ainsi qu’aux prestations provinciales et territoriales) destinées à réduire la pauvreté.

Suite à la publication de la stratégie, la loi sur la réduction de la pauvreté a été adoptée par le Parlement en 2019.  Cette loi exige notamment du gouvernement fédéral qu’il mette en place un Conseil consultatif national sur la pauvreté.  À ce jour, le Conseil a produit cinq rapports annuels (2020 -2024).  Or, ces cinq rapports ne mentionnent nulle part le PCBMI.  Nous trouvons cela surprenant.

Dans ses rapports, le Conseil demande instamment d’améliorer l’accès aux prestations existantes.  Pourtant, le Conseil ne prend jamais en considération le rôle que joue actuellement le PCBMI pour faciliter l’accès à ces prestations, les défis auxquels il est confronté pour ce faire et son faible rendement pour relever ces défis.

Découvrez ici pourquoi nous pensons que le Conseil ne devrait pas rester silencieux sur la seule initiative du gouvernement fédéral destinée à aider les personnes vivant dans la pauvreté à obtenir les prestations auxquelles elles ont droit.  Lisez ici ce que le Conseil devrait plutôt faire.